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Studio Jeunes Chercheur.es consacré aux métabolismes

Le 7 décembre 2020

Photo : Laëtitia Mongeard - 2015
Photo : Laëtitia Mongeard - 2015

Créé en novembre 2020, le Studio Jeunes Chercheur.es, dédié aux métabolismes, est porté par des doctorant.es et post-doctorant.es de l’École Urbaine de Lyon. Son objectif est de réunir, autour du concept de « métabolisme », un large panel de chercheur.es et jeunes chercheur.es dans un dialogue entre les sciences exactes et expérimentales, les arts et les sciences humaines et sociales.

Moyens d'action :
En organisant des séminaires, des journées d’études, des workshops et des conférences, les activités du Studio s’adressent à toute personne intéressée par les questions liées à l’environnement et à l’Anthropocène : étudiant.es, professionnel.les du territoire et ingénieur.es inclu.es. Le parti pris scientifique du Studio est de montrer la recherche en train de se faire à l’aide de sketchnotes, de compte-rendus systématiques, de captation vidéo et d’enregistrement de podcasts disponibles à l’issue de chaque événement.

Le concept de métabolisme : levier interdisciplinaire de richesse scientifique.
Le concept de métabolisme peut être mobilisé, qu’il s’agisse d’optimiser des flux de matières ou d’énergie, de comprendre et de représenter la nature des liens entre les humains et leurs environnements, d’interroger les arbitrages politiques qui déterminent les circulations de matière et d’énergie ou d'enquêter sur les inégalités produites par celles-ci. Il est ainsi un levier pour faire se croiser une pluralité d’approches, issues de traditions disciplinaires et méthodologiques différentes et de positionnement épistémologiques variés, concourant toutes à une meilleure compréhension de l’habitation humaine de la planète.

Les fondatrices et fondateurs du studio :

Clément Dillenseger réalise une thèse à l'Ecole Urbaine de Lyon et à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon sous la direction de Michel Lussault. Il est rattaché au laboratoire EVS. Ses recherches portent sur la propreté et la saleté dans trois villes européennes : Lyon, Vienne et Athènes et reposent sur le croisement de plusieurs méthodes qualitatives. Considérant que la gestion de la propreté urbaine est une gestion du métabolisme urbain, il tente d'en retracer les parties prenantes et d'en questionner les implications éthiques, politiques et esthétiques.
Page personnelle sur le site de EVS :
https://umr5600.cnrs.fr/fr/lequipe/name/clement-dillenseger/


Yann Brunet, doctorant en histoire à l’Ecole Urbaine de Lyon/Université Lumière Lyon 2, et rattaché aux laboratoires LER (Laboratoire d’Etudes Rurales) et EVS (Environnement, Ville, Société). Il est encadré par Pierre Cornu, Laurence Rocher et Stéphane Frioux. Son étude traite d’une géohistoire appliquée à trois agglomérations occidentales (Lyon, Montréal et Manchester) analysées par le prisme des matières résiduelles qu’elles produisent, de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours. Il s’agit d’appréhender la façon dont ces matières interviennent dans la production de ces espaces sur le temps moyen/long.

Pierre Desvaux est docteur en Géographie de l'Université de Grenoble Alpes, chercheur associé aux laboratoires PACTE (Grenoble) et EVS (Lyon), actuellement en post-doctorat à l'École Urbaine de Lyon. Ses recherches portent sur une approche politisée du métabolisme urbain, abordé sous l'angle des infrastructures dédiées à la valorisation des déchets. Elles s'ancrent par ailleurs dans une approche comparative Nord/Sud qui vise à étudier des formes diverses de régimes socio-techniques de gestion des déchets. Cette démarche a donné lieu à une thèse de doctorat portant sur les villes de Lyon (France) et du Caire (Égypte) soutenue en décembre 2017 (accessible ici).
Page personnelle sur le site du laboratoire PACTE : https://www.pacte-grenoble.fr/membres/pierre-desvaux

Laëtitia Mongeard est docteure en géographie de l'Université Lumière Lyon 2, membre du laboratoire Environnement Ville Société (UMR EVS). Après une thèse consacrée à la production des déchets de démolition en tant que matières premières secondaires au sein du LabEx IMU, elle achève un post-doctorat avec le Centre d’Études des Tunnels dédié à la production des matériaux excavés en travaux souterrains, autres matériaux donnant à comprendre le fonctionnement du métabolisme des matières. Ces recherches se poursuivent pour considérer maintenant, en post-doctorat à l’École Urbaine de Lyon, les tunnels en tant qu'infrastructures. L'ensemble de ces recherches participent à l'analyse de la contribution du métabolisme à la technosphère.

Mélissa Manglou est doctorante en géographie à l'Université Jean Moulin Lyon 3, rattachée aux laboratoires EVS et ENTPE. Elle est dirigée par Karine Bennafla et Nathalie Ortar. Après avoir étudié les langues et la gestion de l'environnement à l'École Normale Supérieure de Lyon et les études postcoloniales à l'Université d'Oxford, elle écrit une thèse sur les circulations de matières plastiques et leurs déchets à La Réunion. Elle est membre fondatrice de l'Observatoire Terre-Monde, un centre d'étude des écologies politiques des Outre mer et proches régions.

Information : pour contacter les membres du studio, vous pouvez leur écrire à l'adresse studio.metabolisme@universite-lyon.fr

Le Studio organise une journée de lancement le 30 mars 2021 : en savoir plus

Lire la version anglaise de la présentation du studio