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Débats / Conférences / Entretiens

Les Mercredis de l'Anthropocène : Saison 3

Du 4 mars 2020 au 24 juin 2020

de 18h30 à 20h

N. B : en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19, les Halles du Faubourg seront fermées au public à compter du 16 mars 2020. Certaines séances des Mercredis de l'Anthropocène, à partir du 18 mars, seront diffusées et consultables, via podcast (cf détails pour chaque cours ci-dessous).
Halles du Faubourg - Lyon
10 impasse des Chalets
Lyon 7ème

Place à la 3ème saison des Mercredis de l'Anthropocène qui se dérouleront toujours aux Halles du Faubourg. Créés et mis en oeuvre par l'Ecole urbaine de Lyon, ils invitent à mieux comprendre les mondes urbains anthropocènes. Chercheurs et spécialistes de tous horizons, à partir de sujets précis, croisent leurs paroles, pointent des problématiques et mettent au jour des solutions. Du 4 mars au 24 juin, ne manquez pas nos 14 rdv pour échanger sur des thématiques variées (mégafeux, ville intelligente, société post-abondance, imaginaire de l'anthropocène, résilience des territoires...).

4 mars : QUE NOUS DISENT LES MÉGAFEUX DE NOTRE SOCIÉTÉ ?
La domestication du feu est une étape majeure de l'évolution humaine, les gigantesques feu de forêt inarrêtables de ces dernières années sont-ils tout autant une étape majeure de l’humanité ? Que disent-ils de nos sociétés, de notre rapport à la nature ? Et de quelle nature parlons-nous ?
Avec :
- Charles-Étienne DUPONT, gestionnaire forestier en Auvergne
- Joëlle ZASK, enseignante de philosophie à l’université d’Aix-Marseille, elle s’intéresse en particulier aux conditions d’une culture démocratique partagée. Elle est l’auteure de La Démocratie aux champs (La Découverte, 2016) et de Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique (Premier Parallèle, 2019).
- Ecouter le podcast de cette séance. 
 
11 mars : MATÉRIALITÉ DE LA VILLE INTELLIGENTE - EMPREINTE ÉCOLOGIQUE
Souvent occultée, la matérialité de la ville intelligente est pourtant une réalité d’envergure : réseaux, datacenters, terminaux informatiques sont les infrastructures nécessaires à l'existence de la smart city. Approcher le numérique par ses infrastructures, c'est poser la question de leur empreinte écologique. L'occasion de se demander alors si la transition numérique est une alliée ou non de la transition écologique.
Avec :
- Kévin MARQUET, informaticien, maître de conférences à l'INSA, directeur du groupe de travail CNRS « Pour une informatique éco-responsable »
- Eric VIDALENC, chef du projet Prospective énergie ressources à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), auteur de l’ouvrage Pour une écologie numérique (Les Petits Matins, 2019).
Lire le texte rédigé par Eric Vidalenc, paru dans Rue89 Lyon
- Ecouter le podcast de la séquence
 
18 mars : LA MARCHE COMME OUTIL D’ANALYSE DU TERRITOIRE

N. B : en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19, les Halles du Faubourg seront fermées au public à compter du 16 mars. 
Ecoutez le podcast de l'échange sur:
https://www.sondekla.com/pro/event/10643

Appréhender finement le territoire nécessite de multiples approches. Marcher, le propre de l’homme, permet de vivre singulièrement les espaces traversés et oriente sa perception. En quoi cette approche du territoire par la marche nourrit la recherche architecturale, urbaine et paysagère, ainsi que l’énonciation des enjeux du projet ?
Avec : 
- Vianney DELOURME, journaliste à l’origine de la création de Enlarge your Paris, site de presse lancé en 2013, qui s’intéresse à la culture et à ceux qui pensent et fabriquent la ville durable. Convaincu de l’intérêt de la marche pour s’approprier le territoire, Enlarge your Paris a initié le Sentier street art du Grand Paris.
- Nicolas TIXIER, architecte, est professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, à l’École supérieure d’art d’Anncey Alpes et à l’Institut d’urbanisme et de géographie alpine. Chercheur au Cresson, Il mène parallèlement une activité de projet au sein du collectif BazarUrbain.
 
 
25 mars : IMAGINABLE, UNE SOCIÉTÉ POST-ABONDANCE ?

Séance annulée

Assistons-nous à la fin de l’abondance ? De quelles abondances parlons-nous ? Et à destination de quelles populations ? Que seraient nos sociétés industrielles sans énergie fossile ?
Avec : 
- Philippe PELLETIER, géographe, spécialiste du Japon, son travail porte à la fois sur le paysage, l’insularité, la ville, l’environnement et la géographie politique, il enseigne à l’Université Lumière Lyon 2. Très engagé dans le militantisme, il s’interroge parallèlement sur les origines du mouvement écologiste, les questions environnementales, telles que l’évolution du climat ou le concept de productivisme
- Antoinette RYCHNER, auteure. Après cinq pièces de théâtre, un recueil de nouvelles et un roman épistolaire, elle publie un roman en 2015 Le Prix (Qui Vive-Buchet/Chastel). Pour bâtir son dernier roman, Après le monde (Qui Vive-Buchet/Chastel, 2020), elle s’est inspirée des théories de la « collapsologie ».
 
8 avril  : RÉVOLUTION COMPTABLE. POUR UNE ENTREPRISE ÉCOLOGIQUE ET HUMAINE

Séance annulée

À la différence de la comptabilité actuelle, dite financière, qui vise à conserver le capital créé par l'homme, la comptabilité environnementale devrait permettre normalement de préserver le capital humain et le capital naturel. Pour la construire, Jacques Richard s’est inspiré d'une comptabilité en coûts historiques qui vient de la comptabilité agricole et industrielle classique. Une vraie révolution.
Avec : 
- Jacques RICHARD, universitaire et expert comptable. Il a commencé par travailler sur les comptabilités financières classiques et puis, l’Université de Dauphine lui a demandé de s’associer à un master développement durable. Il est le créateur du modèle CARE, une comptabilité adaptée au renouvellement de l’environnement dont l’originalité est de tenir compte de l’existence d’autres capitaux que les seuls capitaux
- Fabrice BARDET, ingénieur de l'ENTPE et docteur en science politique, il est chargé de recherches au laboratoire EVS-RIVES de l’Université de Lyon. Il a développé un programme de sociologie de la quantification. Il enseigne à Sciences Po Paris, ainsi que dans plusieurs universités et écoles lyonnaises.
 
15 avril : IMAGINAIRES DE L’ANTHROPOCÈNE
Quelle lecture de l'anthropocène proposent designers et artistes ? Quels sont les imaginaires de la crise environnementale dans les fictions de l’anthropocène, cette nouvelle époque caractérisée par l’empreinte de l’activité humaine sur le monde.
Avec : 
- Sarah DULAC, designer-chercheuse (Ensba Lyon, ENS Paris-Saclay - Ensci Les Ateliers-France Télécom, formation en stratégie digitale à l’institut Naïas), actuellement freelance en UX design et Stratégie Digitale et également entrepreneuse dans l’économie sociale et solidaire. Elle participe à Sources, une résidence d’artistes portée par la Taverne Gutenberg, qui débute le 2 mars 2020 aux Halles du Faubourg
- Simone FEHLINGER, designer chercheuse, elle développe une méthodologie de recherche à la croisée entre art, design et sciences sociales. Installée à Saint-Etienne, elle collabore aux programmes de recherche Design et Anthropocène et Design des instances menés par le pôle recherche de la Cité du design depuis 2018.
 
22 avril : PERCEPTION SENSORIELLE DE LA BIODIVERSITÉ
Les paysages sont à la fois des intermèdes de nos expériences de nature, des composants fondamentaux de notre cadre de vie ainsi que des supports révélateurs d’émotions et d’inspirations. À l’heure de l’Anthropocène, leur nature évolue à mesure que l’Homme y marque son empreinte ou tente de l’effacer. Médiateurs de notre relation au Monde et de nos interactions avec les autres formes de vie, cette émission sera l’occasion d’en explorer les différentes dimensions (visuelles, sonores…) et de comprendre leur importance pour répondre aux enjeux environnementaux, par un double regard entre sciences sociales et biologiques.
Avec :
- Marylise COTTET, géographe à l’École normale supérieure de Lyon, elle s’intéresse aux interfaces sociétés-environnements. Elle travaille sur la compréhension des perceptions et représentations des paysages dans le cadre de la restauration, la gestion et le fonctionnement écologique des cours d’eaux
- Anne-Sophie TRIBOT, docteure en écologie, elle a soutenu sa thèse sur la compréhension des liens entre biodiversité, usages et perception esthétique, afin de mieux conserver les écosystèmes sous-marins.
 
29 avril : CATASTROPHE(S) ET ANTHROPOCÈNE
Sommes-nous dans une ère caractérisée par la catastrophe ? De quelles catastrophes parlons-nous ? Autrefois, appartenant au monde des mythes et des légendes, les catastrophes sont aujourd’hui dans toutes les esprits, tous les médias, nombre de recherches.
Avec :
- Thierry PAQUOT, philosophe, professeur émérite de l'Institut d'urbanisme de Paris, il a édité la revue Urbanisme (1994-2012), produit l'émission Permis de construire sur France Culture (1996-2000), créé la revue annuelle L’esprit des villes aux Éditions Infolio, et publié de très nombreux livres
- Alfonso PINTO, chercheur en géographie urbaine, chargé de recherche à l’École urbaine de Lyon. Ses travaux portent sur les esthétiques et les imaginaires de l’espace, les villes industrielles, les écocides et les sites sacrifiés, les catastrophes et les désastres.
 
6 mai : MATÉRIALITÉ DE LA VILLE INTELLIGENTE - INTÉGRATION SPATIALE DES INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES
La ville intelligente repose sur des infrastructures numériques importantes, et notamment sur le développement des data centers. Comment se déploient ces infrastructures sur le territoire ? Quels enjeux sont soulevés par leur intégration spatiale? Contraintes ou opportunités pour une fabrique écologique de la ville ? Les acteurs du numériques sont-ils les nouveaux protoganistes du projet urbain ?
Avec :
- Cécile DIGUET, urbaniste, directrice du département Urbanisme Aménagement et Territoires de l'Institut Paris Région,
- Jean-Vincent BAYARRI, Architecte des Systèmes d'Information à la Métropole de Lyon.
 
13 mai : LA RÉSILIENCE ALIMENTAIRE DES TERRITOIRES
Quid des vulnérabilités du système alimentaire contemporain face à différentes crises systémiques : changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité… Il s’agit pour nombre d’acteurs, de chercheurs, de faire face à la menace globale à l’échelle des territoires.
Avec :
- Aurore DUPONT, chef de projet « alimentation et agriculture » du Grand Angoulème
- Félix LALLEMAND, fondateur des Greniers d’Abondance, docteur en écologie et évolution, actuellement en post doctorat au Centre d’Ecologie des Sciences de la Conservation (Museum d’Histoire Naturelle).
 
27 mai : L’ATMOSPHÈRE DE LA VILLE
Nous savons que la ville, émet du fait de ses densités, ses activités, ses concentrations, des particules de pollution qui influencent le climat tout comme la qualité de l’air. De quelles villes parlons-nous ? Dans certains cas, leur habitabilité est-elle à re-questionner ? L’air et le climat étant par principe en mouvement, quels sont les territoires concernés ?
Avec :
- Christian GEORGES, sous-directeur de l’Institut de recherche sur la catalyse et l’environnement de Lyon, responsable d'une unité d'enseignement au sein du master Sciences de l'Océan, de l'Atmosphère et du Climat (SOAC) de l'Université Claude Bernard  Lyon 1. Ses études réunissent la chimie atmosphérique, la chimie environnementale, la chimie physique, la cinétique chimique, la photochimie…
- Benoît THOMÉ, directeur inter-régional de Météo France.
 
3 juin : VERS UNE PROSPECTIVE ANTHROPOCÈNE
Afin de relever les enjeux du monde urbain anthropocène, quels sont les dispositifs de réflexion prospective et stratégique que l’État et les collectivités puissent mettre en oeuvre ?
Avec :
- Stéphane CORDOBES, chercheur et enseignant en prospective territoriale et urbaine, il est conseiller « recherche et prospective » au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Il interroge, en particulier, l’expérience prospective et la façon dont cette pratique pourrait contribuer à relever les enjeux du monde urbain anthropocène
- Christophe VANDEPOORTAELE, Directeur Général Adjoint des services du Grand Annecy. Il nous parlera de la démarche en cours « Imagine le Grand Annecy en 2050 ».
 
17 juin : ANTHROPOCÈNE ET TECHNOLOGIE(S)
Quel est notre niveau de dépendance aux technologies ? Technologie numérique, technologies des « macro systèmes techniques » (énergie, transport ferré, routier, logement…)  évoluent-elles dans les mêmes proportions ? Face aux défis actuels, les attitudes de gestion et de transformation, sont-elles à valoriser ?
Avec :
- Alexandre MONNIN, philosophe, enseignant-chercheur à l’ESC Clermont-Ferrand, directeur scientifique d’Origens Media Lab et spécialiste du numérique et expert auprès du Shift Projet. Il dirige le le Master of Science (MSc) "Stratégie et Design pour l'Anthropocène", issu d'un partenariat entre l’ESC Clermont et Strate École de design Lyon qui ouvre à la rentrée 2020.
- Ernesto OROZA, designer et artiste. Il a enseigné à l'Institut Polytechnique de La Havane, à l'ENSCI à Paris, à la rentrée 2020, il sera responsable du CyDRe (post-diplôme de l’Esadse), et assurera la direction éditoriale d'Azimuts, première revue française de recherche en design. Il a publié Objets Réinventés. La Création populaire à Cuba. (2002), puis Rikimbili. Une étude sur la désobéissance technologique et quelques formes de réinvention (2009) avec Pénélope de Bozzi.
 
24 juin : PENSER L’URBAIN ANTHROPOCÈNE DEPUIS LES SUDS
Quels sont, pour les penseurs et les praticiens, les référentiels et les modes de pensée alternatifs, intégrant les grands enjeux que représentent l’entrée dans l’anthropocène et les phénomènes de changements globaux, des Suds ? Introduire du cosmopolitisme dans la manière dont est construit le « récit anthropocène » et aménager des passerelles, entre les discours de transition du nord et du sud, est urgent.
Avec :
- Sénamé KOFFI AGBODJINOU, architecte et anthropologue, il a créé la plateforme L’Africaine d’Architecture, structure activiste dont le but est de promouvoir et documenter une approche originale des questions d'architecture, d'urbanisme et de design en Afrique, notamment à travers des projets pilotes, de la recherche prospective restaurant la possibilité d'expression de visions marginalisées.
- Juliana QUARTIM BARBOSA GOTILLA, architecte et urbaniste brésilienne, installée depuis 2011 à Saint-Étienne, où elle a fondé un atelier de Design qui développe des actions au service des projets urbains.