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Résilience des vivants - Cours public par Olivier Hamant

Du 9 juin 2021 au 31 décembre 2021

Séance 6 : 9h30 - 10h30.
Les séances de ce cours se déroulent depuis Hôtel71, Lyon 2ème, jusqu'au 9 juin 2021. Elles seront filmées, visibles en direct et en différé. Elles se dérouleront en public lorsque les conditions sanitaires le permettront.
© Kumiko Shimizu - Unsplash
© Kumiko Shimizu - Unsplash

Au travers de quelques sujets transversaux, de la crise sanitaire au débat sur la 5G, nous explorerons le tropisme des humains vers la performance et ses dérives. En temps de crise, qu’elle soit sanitaire ou écologique, des contre-modèles émergent et ils font écho à la sous-optimalité du vivant et à sa résilience. Et si l’adaptabilité du vivant pouvait inspirer nos sociétés ? Suivez, en vidéo, le cours public 2021 du biologiste Olivier Hamant.

Lire la présentation du cours public "Résilience des vivants".

Calendrier des séances
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30 janvier, 10 mars (11h-12h), 17 mars (11h-12h), 28 avril (9h30-10h30), 12 mai (9h30 - 10h30), 9 juin (9h30 - 10h30).

Séance 1 : Pourquoi les plantes sont-elles vertes ? (30 janvier).
De l’air que nous respirons aux aliments que nous mangeons, en passant par de nombreux autres services écosystémiques, notre civilisation dépend fondamentalement de la capacité des plantes à transformer la lumière en matière et en énergie, via la photosynthèse. Les plantes, et leur couleur, nous montrent-elles une troisième voie résiliente ?


Séance 2 - Les fictions de l'Anthropocène : l'étoffe des antihéros (10 mars, 11h-12h)
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En mettant en scène l'appropriation de la planète par les humains, l'Anthropocène renvoie à la notion de héros, dans toutes ses dimensions réelles ou imaginaires. Dès la fin du XVIIIe siècle, la croyance au progrès a généré engouement et résistances, créant de fait une bifurcation des fictions. Dans l'ombre d'un monde industrialiste et technoconfiant, les anti-héros ont incarné une autre histoire. En résonance avec le vivant, ces récits - mythes antiques, science-fiction ou fantasy - peuvent-ils nous aider à confronter les limites de la performance dans l'Anthropocène ?


Séance 3 - Dérouter les futurs obsolètes de l’Anthropocène (17 mars, 11h-12h).
L’Anthropocène questionne les valeurs du progrès et nous met face à une question stratégique : comment décider ? Nos biais cognitifs, favorisant notamment le court terme et le statu quo, sont souvent de mauvais conseillers. En écho au vivant, il s’agit donc de se réapproprier le progrès en utilisant une pensée complexe. A travers différents exemples, dont la 5G, nous verrons comment nous dessinons encore aujourd’hui des futurs obsolètes et nous explorerons les moyens de les contourner.


Séance 4 - Guerre et crise : l'irrationalité de la rationalité (28 avril, 9h30-10h30).
L'Anthropocène est, à plusieurs titres, un fruit de l'optimisation des ingénieurs. La guerre, qui justifie la performance à tout prix, a modelé notre époque par incrément successif. Dès lors, notre quotidien porte les stigmates d'une guerre permanente, en temps de paix. Contre quel ennemi ? Un combat à bas bruit se dirige contre les non-humains. Il définit l'Anthropocène, comme l'ère où la rationalité crée l'irrationnel.
Et si la sous-optimalité d'inspiration biologique ouvrait la voie d'une nouvelle rationalité de la paix ?


Séance 5 : La 3ème voie du vivant (12 mai, 9h30-10h30).
En réalisant la finitude de notre planète, nous pourrions d'abord considérer notre monde comme condamné. Au contraire, considérer la Terre comme un système fermé pourrait nous pousser à une optimisation totale : construire un jardin planétaire à même de satisfaire les besoins et la viabilité des humains. Dans un environnement toujours plus incertain, et donc ouvert, ce scénario du « good Anthropocene » parait pourtant bien fragile. Une troisième voie existe : les limites planétaires pourraient plutôt nous inviter à considérer notre seul infini, celui des interactions. En s’inspirant du vivant, systémique « par nature », nous pourrions notamment apprendre à construire notre adaptabilité. Ce monde d’après est en fait déjà là.


Séance 6 : peut-on se réapproprier la santé dans l'Anthropocène ? (9 juin, 9h30-10h30).

Bio de Olivier Hamant


Voir le programme général des cours publics 2021 de l'Ecole urbaine de Lyon