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Ville / Questions urbaines / Mobilités

Voyage d'études à Montréal (20-27 juin)

L’EUL s’est engagée dans le soutien financier et scientifique d’un voyage d’étude inter-parcours du Master Ville et Environnements Urbains, qui a eu lieu à Montréal du 20 au 27 juin.

Une vocation de l'Ecole : apporter une qualification innovante dans le domaine de l'urbain anthropocène.  

En tant que plate-forme de convergence, l’EUL s’engage à offrir un programme pédagogique complémentaire, apportant une qualification dans le domaine de l’urbain anthropocène (notamment dans la perspective d’un doctorat). Pour cela, l’EUL soutient des activités pédagogiques innovantes qui proposent de mener des réflexions globales sur des problématiques touchant au champ de l’urbain anthropocène, en adoptant une approche pluridisciplinaire.
 
Cette année l’EUL s’est engagée dans le soutien financier et scientifique d’un voyage d’études inter-parcours du Master Ville et Environnements Urbains qui a eu lieu à Montréal du 20 au 27 juin 2019. Ce voyage a prévu des visites thématiques, des rencontres, des balades urbaines, des conférences, etc. 
 
Parmi les aspects innovants, on peut mentionner le fait que les étudiants concernés ont participé activement à l’organisation des activités pédagogiques et scientifiques, en particulier en établissant leur propre programme, qui a été ensuite validé par les responsables du Master et par l’équipe de l’EUL. Les étudiants inter-parcours ont été répartis en 7 groupes thématiques, chacun avec leur propre programme d’activités, tout en intégrant des moments collectifs de restitution et des séminaires communs. 
 
Tous les participants, individuellement et par groupes, ont été invités à fournir une restitution audiovisuelle des activités effectuées (vidéos, interviews, photos, webdocs) que l’EUL mettra en valeur soit dans le cadre de ses activités scientifiques, soit pour ce qui concerne la collaboration pédagogique avec le Master VEU. 
 
Les étudiants ont été encadrés et accompagnés par les Professeurs du Master VEU, M. Jean-Yves Authier, Mme Isabelle Mallon et M. Christian Montès de l’Université de Lyon 2. Du côté de l’EUL, la responsabilité pédagogique et logistique a été confiée à Mme Chuan Wang, (coordinatrice de formations EUL, responsable des études du Master VEU), et la responsabilité scientifique à M. Alfonso Pinto (chercheur postdoctoral en géographie). 
 

Les 7 groupes thématiques de travail 

 1. Le groupe Montréal Ville Fluviale et Portuaire s’est concentré sur le waterfront montréalais et en particulier sur la convergence entre les exigences logistiques et industrielle de la rivière Saint Laurent et la réhabilitation et la conversion des quartiers, à proximité de la rivière.

2. Le groupe Gentrification a pu profiter d’une situation urbaine particulièrement significative dans ce domaine, tout en intégrant les traits caractéristiques de la morphologie urbaine nord-américaine.

3. Le groupe Écologie Urbaine a profité d’un contexte particulièrement riche, non seulement en termes de parcs urbains et zone vertes, mais aussi en raison de l’attention particulière que la ville de Montréal accorde à ces aspects. La question s’est révélée d’autant plus riche au vu des traits spécifiques de la culture nord-américaine concernant la proximité à la nature, le wilderness, etc.

4. Le groupe Transformations Urbaines a choisi de se concentrer sur le quartier qui a accueilli les jeux Olympiques de Montréal en 1976. Dans ce cadre, les étudiants se sont interrogés sur le performative mapping, c’est-à-dire sur les transformations urbaines engendrées par cet événement analysé désormais avec un recul temporel de 40 ans.

5. Le groupe Street Art a voulu analyser les rapports entre productions artistiques au sein de lieux publics (graffitis, en particulier, mais pas seulement) et dynamiques urbaines. Comment ce phénomène, au départ informel et illégal, a-t-il été intégré au sein de la ville ? Comment le street art contribue à modifier certains quartiers, matériellement mais aussi d’un point de vue perceptif et culturel ?
Quelles dynamiques se mettent en place entre l’institutionnalisation du street art, sa marchandisation et son caractère spontané et informel ?

6. Le groupe Smart Cities a pu trouver un cadre particulièrement intéressant.
Sur la carte, la ville de Montréal semble particulièrement impliquée dans la mise en place de nombreux dispositifs technologiques dont le but serait celui de faciliter la vie urbaine. Quels sont les résultats ? Sont-ils à la hauteur des attentes ?

7. Enfin le groupe Peuples Autochtones a choisi d’analyser une question strictement spécifique relative à la réalité Montréalaise et Québécoise, à savoir le rapport avec les populations non européennes et leur intégration au sein du tissu urbain. Le questionnement a été rendu plus riche, grâce à la tenue de la journée nationale des populations autochtones, qui a eu lieu le 21 juin et a offert aux étudiants un contexte particulièrement riche pour cette exploration.
 
Le séjour d'étude a été soutenu et financé par l'Ecole urbaine de Lyon, LabEx IMU, Université Lumière Lyon 2, Collège académique des sciences sociales.