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Séance 2 du Cours public "La démocratie au temps du capitalocène - de l’ère de taire à l’âge de faire"

Le 4 juin 2019

de 18h30 à 20h

"La subjectivation néolibérale de nos vies urbaines : du grand arrachement à la nécessité de l’attachement"
Halles du Faubourg - Lyon
Cours public de Guillaume Faburel (Université Lyon 2, UMR Triangle) pour l’Ecole urbaine de Lyon
Carlos Grury Santos pour unsplash
Carlos Grury Santos pour unsplash

La seconde séance du cours public donné par Guillaume Faburel, se déroulera le mardi 4 juin de 18h30 à 20h aux Halles du Faubourg.

Présentation de la séance 2 :

"La subjectivation néolibérale de nos vies urbaines : du grand arrachement à la nécessité de l’attachement"
Si les expériences démocratiques de résistance au capitalocène urbain passent en premier lieu par d’autres formes (politiques) de vie, l’urbain généralisé et la métropolisation des territoires sont à questionner, singulièrement par l’artificialisation des styles de vies contemporains et par les dispositifs techniques de la délégation politique de l’action. Voici le préalable (et l’impensé premier) de la prise d’autonomie dans les démocraties carbonées. 
 
Ces manières de vivre et leurs subjectivités politiques arrachent des milieux écologiques de vie, et plus encore, par leurs propres gouvernementalités, dépossèdent de toute puissance d’agir (y compris par le fameux Do It Yourself). Ne serait-il pas temps d’appréhender écologiquement la normalisation consubstantiellement anthropologique et politique de la subjectivation néolibérale de nos existences métropolitaines et de ses soutiens d’Etat ? Entre accélération et divertissement, mais aussi densité et saturation, proximité et suffocation, quels sont les régimes affectionnels du capitalocène urbain ? 

Les prochaines séances :

Séance 3 (septembre 2019) : La repolitisation des corps : souci de soi, possibilité de vie, nécessité d’autonomie
Séance 4 (décembre 2019) : Se réinscrire dans le vivant : les formes-de-vie d’un imaginaire communaliste du politique
Séance 5 (mars 2020) : Du capitalisme infrastructurel de l’urbain à l’écologisme permaculturel du post-urbain : quels en sont les « communs » ?
Séance 6 (juin 2020) : Les activismes de la désaffiliation politique : qui sont au final les nouveaux rebelles ? 
 

Retour sur la première séance : 

(28 janvier 2019, Halles du Faubourg, Lyon 7ème, 17h-18h30)
Introduction : l’autonomie radicale face à l’effondrement écologique
La première séance a posé les jalons de la thèse défendue : il n’y aurait de solution tangible aux crises écologiques que par l’autonomie comme communauté politique. Cette autonomie, qu’elle opère sur l’alimentation ou sur l’énergie, qu’elle se consacre aux logements ou aux savoir-faire, serait la seule à même de nous faire dépasser les liens historiques entre les régimes « démocratiques » du capitalocène et les espaces du productivisme carboné.
Toutefois, même si plusieurs pensées radicales convergent sur ce point (des Communs à la Collapsologie), il conviendrait de s’entendre sur le trajectoires de l’autonomie, et au premier chef : de quoi devons-nous nous déprendre pour apprendre ? De quoi devons-nous nous arracher pour nous attacher ? Nous séparer pour nous réparer ?
Des écrits remarqués, particulièrement de James Scott (Homo Domesticus) et de Jérôme Baschet (Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes), ainsi que le foisonnement des « nouvelles » formes politiques de vie, singulièrement périphériques, en dessinent quelques chemins, ressourçant. Entre transformation (et non transition), résistance (et non résilience), activisme (et non citoyenneté), chacune des séances en proposera un jalon, selon nous essentiel pour accompagner cette réalisation.