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Imaginer, percevoir, raconter les métabolismes

Du 30 septembre 2021 au 1 octobre 2021

Journées scientifiques proposées par le Studio Métabolisme de l'Ecole urbaine de Lyon.
Hôtel 71
71, Quai Perrache – 69002 Lyon
Tram T1 – Hôtel de Région / Bus 10, 63 et C15 – Musée des Confluences
Sur inscription
L’événement est public et donc uniquement accessible aux personnes munies d’un pass sanitaire.

© Marine Legrand
© Marine Legrand

Le Studio Métabolisme de l'École urbaine de Lyon propose un événement sur deux jours consacré aux approches sensibles, entendues dans une acception large, des métabolismes. L'enjeu de cet événement est de faire dialoguer des interrogations théoriques (telles que "Que pourraient être des approches sensibles d'un métabolisme ? Comment représenter les métabolismes ?") avec des expérimentations et des réflexions collectives sur le thème des déchets corporels. Dans cette perspective, différents temps et formats rythmeront l'événement : il s'agit de discussions entre artistes et chercheurs, de lectures et performances, de la visite d’une station d’épuration et de la réalisation d’ateliers créatifs.

Les premiers événements du Studio Métabolisme ont permis de rappeler les différents sens du terme métabolisme, au départ réduit à des composantes physiologiques du fonctionnement des organismes vivants. Ce terme a été progressivement utilisé par les sciences humaines et sociales dans une acception matérialiste et environnementale. Comme les chercheurs, les artistes se sont appropriés la notion de métabolisme de diverses manières. Le Métabolisme d'Edvard Munch (1898) témoigne d'une fascination pour les forces humaines et non-humaines créatrices et destructrices de la vie. Le métabolisme du mouvement architectural japonais des années 1960 est porteur d'une inspiration biomimétique. L'artiste Stefan Shankland emploie ce terme dans le cadre du Musée du Monde en Mutation comme un outil conceptuel pour penser les transformations urbaines à différentes échelles (celles du déchet, du bâtiment industriel et de la ville).

Aujourd'hui, le terme de métabolisme reste principalement mobilisé par les chercheur·es et/ou les professionnel·les de l'urbain. Pour autant, nous postulons que chacun·e se forge une vision des flux matériels et énergétiques qui irriguent les vies quotidiennes et les fonctionnements des territoires.

L'objectif de ces deux journées est d'enrichir les représentations dominantes des métabolismes en interrogeant la manière dont ils sont imaginés, perçus et racontés, y compris par les personnes qui n'emploient pas ou ne connaissent pas le terme. En essayant de (nous) représenter le métabolisme, nous souhaitons également en mesurer l'accès : comment et jusqu'où peut-on connaître les flux, les transformations matérielles dont les humains dépendent ainsi que leurs conséquences ? La représentation des métabolismes n'est pas une question purement esthétique, mais comporte des implications politiques, scientifiques et écologiques fortes.
Renouveler les représentations des métabolismes invite à apprécier des dimensions inconnues des expériences quotidiennes de l'échelle de l'intime à celle de la planète.

Pour rendre compte des approches sensibles du métabolisme, trois temps seront dédiés à des échanges autour du métabolisme : il s'agit de la manière dont ce métabolisme est imaginé, perçu et raconté. Ces moments alimenteront des représentations inédites des métabolismes lors d'ateliers créatifs et d'une visite collective consacrés aux flux de déchets corporels. A l'issue de ces deux journées de réflexions et d'expérimentations, Nathalie Blanc (artiste et géographe, spécialiste des liens entre esthétique et environnement) reviendra sur le travail effectué lors d'un propos conclusif.

Le Studio Métabolisme remercie chaleureusement Nathalie Blanc et Marine Legrand pour leur participation à l'élaboration de ces deux journées.

Programme complet des deux journées

Accéder au lien d'inscription

Contact : clement.dillenseger@ens-lyon.fr