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Formations inter-mentions de master

En tant qu’une plate-forme de convergence, l’Ecole urbaine de Lyon s’engage à offrir un programme pédagogique complémentaire, apportant une qualification dans le domaine de l’urbain anthropocène. Pour cela, l’EUL propose des activités innovantes et interdisciplinaires qui sont ouvertes à l’ensemble des étudiants des mentions de master en partenaire avec l'EUL. Il s’agit en premier lieu de sensibiliser aux sujets et thèmes de l’EUL, ainsi que de soutenir de nouvelles propositions pédagogiques.

Les propositions peuvent provenir des projets de formation labellisés via Appel à labellisation des formations innovantes EUL, que l'EUL soutient et accompagne dans leur conduite et leurs productions.

Contact : Isabelle.Vio@universite-lyon.fr

Les activités inter-mentions de master 2021-2022 :

Atelier d'écriture de l'eau - une fuite dans les idées (proférations et proliférations)


Dates : 21, 22 octobre, 18, 19 novembre, 9, 10 décembre, + une date est à programmer durant la semaine du 24 janvier 2022.
Lieu : Ecole urbaine de Lyon
Matériel nécessaire : à préciser

Lectures préalables :
- 7 articles : La poésie face à la Catastrophe - les étudiants en choisissent 2 qui seront présentés le Jour 1 - les articles vous serons adressés après validation de votre inscription.
- 1 recueil : La sauvagerie, Corti, 2020 à vous procurer en librairie ou bibliothèque.

Intervenants :
- Pierre Vinclair est poète, romancier et essayiste français. Que peut le poète pour agir à l’heure de l’anthropocene ? Afin d'être à la hauteur de ce défi majeur et inédit, Pierre Vinclair propose de remettre à plat la question de la nature de la poésie et des pouvoirs dont on peut raisonnablement la créditer. Agir, non agir, éléments pour une poésie de la résistance écologique, coll. En lisant en écrivant, Corti, 2020. Il travaille actuellement à l’écriture de L’amour du Rhône dont des performance lecture sont en ligne sur vinclairpierre.wordpress.com.

Objectifs de l’activité :
S’il y a bien un élément omniprésent dans notre vie, c’est l’eau : l’eau qui organise les bassins-versants et les écosystèmes ; l’eau que l’on boit, qui nous lave, qui se meut dans notre corps ou qui tombe des nuages ; celle que le fleuve emporte, sur laquelle roulent les barges ; que l’on pompe dans les nappes phréatiques pour circuler dans des tuyaux et des tuyaux jusqu’aux robinets des maisons ; sans oublier l’eau dont les barrages et les centrales extraient l’électricité grâce à laquelle j’écris sur cet ordinateur… Le monde entier semble tourner à l’eau. Or l’eau est fuyante. On connaît la phrase d’Héraclite : « On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ». À mon prochain bain dans le Parc de Miribel Jonage, les molécules au milieu desquelles j’ai barboté la première fois glissent déjà sur les écailles des poissons (et les bouteilles en plastique) de la Méditerranée. Ce n’est pas tout, car l’eau est aussi une métaphore de notre monde en général : tout est comme l’eau — toujours mouvant, toujours changeant. Les choses se mêlent et se métamorphosent en continu, les atomes s’assemblent et se désassemblent, mes os redeviendront poussière mais la poussière enrichira les sols dans lesquels croîtront de nouveaux vivants : « Tout coule », dit Héraclite.

L’eau est à la fois le sang et l’image du monde. Si l’on ne parvient pas en à parler correctement, on ne comprendra ni la Terre ni la ville, ni le corps ni l’Anthropocène.

Or justement, l’eau, on ne sait pas en parler. La preuve, les adjectifs qui lui sont habituellement accolés : « inodore », « incolore », « informe ». Tous négatifs, tous désignant des absences de propriétés. Comme si l’eau n’était rien, alors qu’elle est tout ! Le langage ne lui est clairement pas adapté : elle nous glisse entre les doigts, entre les phrases, entre les lignes. L’eau goutte entre les mots (trop fixes, trop stables, trop généraux). C’est pourquoi nous avons besoin de la poésie. Attention, la « poésie » n’est pas forcément ce que l’on étudie sous ce nom au collège : les rimes et le répertoire d’images convenues (les fleurs ! les anges ! les étoiles !). Poésie est plutôt ce travail de la langue qui s’organise non pas autour des idées, mais autour de l’énergie. Et pour ce qui nous concerne, ce sera énergie contre énergie : celle de la langue contre celle de l’eau. Fluide, souple, rapide, sensible, la langue du poème — tout en raccourcis, miroitements et illuminations — peut mieux que tous les concepts suivre les mouvements brusques et les métamorphoses de l’eau. Mais comment ? C’est l’enjeu même de cet atelier : nous ne le saurons pas, avant de nous mettre à l’eau.

Pour ce faire, nous nous rendrons sur des sites où le travail de l’eau (dans les deux sens du terme : le travail qu’elle fait, et ce qu’on fait avec elle) peut-être observé, ou au moins deviné — bords du Rhône, bouches d’égouts, centrales hydroélectriques, stations d’épurations, mais aussi puits, robinets, etc. En prenant dans ces lieux toutes les notes possibles, dans tous les états de la langue que nous connaissons, sans restriction (descriptions, rêveries, interrogations, jeux de mots, citations, chansons, complaintes, etc.). Puis, en trouvant pour nos textes les formes qui leur permettront de tenir debout, c’est-à-dire de figurer et conserver cette énergie qu’ils portent. Enfin, en partageant nos expériences : en discutant, en nous écoutant et en nous conseillant les uns les autres. Terrain, modélisation, échanges : ce que l’on fait quand on recherche. Simplement ici, l’écriture n’est pas seulement l’instrument transparent — inodore, incolore, informe comme l’eau — de la recherche : c’est la recherche.

Calendrier et déroulé de la formation :
21 octobre 2021
10h - 12h : Introduction - Discussion croisée autour de la lectures des articles et du recueil de poèmes.
13h - 16h : Visite site 1 - brouillon de terrain
22 octobre 2021
Matin : écriture en autonomie
14h - 17h : Atelier d’écriture - post production 1
18 novembre
9h 12h : Visite site 2
13h - 16h : retour sur les textes 1 - brouillon d’écriture
19 novembre
14h - 17h : Atelier d’écriture - post production 2
9 décembre
9h - 12h : Visite site 3
13h - 16h : retour sur les textes 2 - brouillon d’écriture
10 décembre
14h - 17h : Atelier d’écriture - post production 3
24 - 30 janvier : À l’Ecole de l’Anthropocène - Diffusion des textes et rencontres (date à programmer).

Traversée des eaux


Dates et horaires : 24, 25, 26, 27, 28 octobre 2021.

Lieu : Métropole de Lyon.

Matériel nécessaire : un carnet de dessin & notes, appareil photo, smartphone.

Intervenants :
Adrián Torres-Astaburuaga, docteur en architecture, Responsable Pôle Eau Nature Urbanités de l'Ecole urbaine de Lyon.
Un projet en partenariat avec la Métropole, Le Musée Gadagne, le SMIRIL, Le Grand Parc de Miribel Jonage.

Objectifs de l’activité :
Arpenter 3 transects du Grand Lyon pour développer une analyse prospective autour de différents enjeux contemporains reliés à la notion de Ville-vallée.

Thématiques d’enquête : Eau - Nature-urbanité - Mobilité – transitions - déchets, urbain-sauvage.

Calendrier et déroulé de la formation :
Lundi 25 octobre, mardi 26, mercredi 27 octobre
9h - 17h : Arpentage des transects et rencontre avec différents acteurs, collectifs d’habitants, techniciens.
17h00 - 18h30 : mise en commun.
Jeudi 28 octobre : réalisation des cartes sur table longue et composition des rendus audio-visuels.
Vendredi 29 octobre : matin, finalisation des travaux d’analyse; après-midi : restitution et débat collectif avec les interlocuteurs rencontrés pendant l’enquête.
3 novembre : à 19h Musée Gadagne - Table ronde « Demain la ville » avec Olivier Pillonel, Pierre Athanaze.
Modérateur : Adrián Torres Astaburuaga

Pour information :
Musée Gadagne : Conférence le mercredi 13 octobre à 19h - L’eau et la Ville, avec Jean-Paul Bravard.

Sensibilisation à l’Anthropologie Filmée


Dates : 8, 9, 15, 16, 25 novembre et 9 décembre 2021.
Lieu : Ville de Villeurbanne
Matériel nécessaire : Appareil pour captation vidéo (caméra, smartphone… et un ordinateur).

Intervenant :
Christian Lallier, anthropologue-réalisateur, est le directeur du Lab’AF - Laboratoire d’anthropologie filmée, une société de production audiovisuelle fondée avec la vidéaste et preneuse de son Mélodie Drissia Tabita.

Objectifs de l’activité :

Expérimenter une méthode ethnographique qui permet de rendre compte d’une activité humaine par la forme narrative du documentaire d’observation.
À partir de la transmission d’éléments théoriques, sélectionner un terrain pour réaliser un documentaire d’observation d’interactions sociales.

Calendrier et déroulé de la formation :
La formation Sensibilisation à l’anthropologie filmée se composera d’un enseignement théorico-pratique et d’un atelier de réalisation.

Lundi 8 novembre 2021 :
- Matin : Éléments théoriques de l’anthropologie filmée - 1
Présentation de la méthode - La raison vidéographique : en quoi l’acte de filmer se distingue de l’écriture et de l’oralité.
- Après-midi : Éléments théoriques de l’anthropologie filmée - 2
L’observation filmante ou la question du récit : description ethnographique et forme narrative du film documentaire. Une approche phénoménologique : percevoir que l’on perçoit

9 novembre 2021 :
- Matin : Éléments théoriques de l’anthropologie filmée - 3
Le régime fictionnel du documentaire d’observation : les conditions de l’observation filmée des interactions sociales.
- Après-midi : Repérages du « terrain » de l’atelier de réalisation. Lors de cette après-midi de repérages, les étudiant(e)s se répartiront en binôme et s’attacheront à définir leur « terrain » selon une consigne : chaque binôme devra réaliser une petite forme documentaire d’observation.
Chaque réalisation devra rendre compte d’une circonstance d’interactions sociales dans un lieu défini (un commerce, un lieu de culte, un habitat, un espace urbain précis,...). Il s’agira également de mettre en contexte le lieu d’interactions observé dans son environnement urbain.
A cette occasion, les étudiant(e)s seront sensibilisé(e)s aux conditions juridiques de l’observation filmée des interactions sociales.

15 novembre 2021 :
- Matin & après-midi : tournage sur le « terrain » qui aura été prédéfini.
Pendant l’intervalle séparant le « repérage » du « tournage », entre le 9 et 15 novembre, les étudiant(e)s seront invité(e)s à poursuivre la préparation de leur « terrain » : ils/elles pourront approfondir leur pré-enquête ethnographique auprès des personnes rencontrées (observation préalable, entretien, photos, esquisses cartographiques,...) ; ils/elles pourront également accompagner la préparation de leur tournage par des lectures permettant de se documenter sur le lieu d’interactions observé.

16 novembre et 25 novembre 2021 : 2 jours consacrés au montage.
16 novembre : Retour d’expériences : à partir de ce qui aura été vécu et filmé lors du tournage, des premières orientations de montage seront indiquées.
Initiation au montage : les pratiques narratives du documentaire d’observation ; les méthodes et techniques pour effectuer le montage des séquences (raccords, « split » son, sous-titres,...) ; les accès aux logiciels de montage ; mixage, étalonnage ; les génériques à apposer sur les films ; ...
25 novembre : visionnage des pré-montages ; accompagnements personnalisés ; suivi et conseils ; approfondissement de la méthode et de la démarche en anthropologie filmée à partir des films en cours de réalisation.

9 décembre 2021 :
Demi-journée : présentation des films dans le cadre de l’atelier. Échanges entre les étudiant(e)s et le formateur, avec participation d’une ou plusieurs personnes de l’EUL. Des indications et des suggestions pourront être apportées permettant d’améliorer le montage, si possible en vue de la présentation publique (à programmer en concertation avec le groupe d’étudiants).

Atelier d'écriture vidéo de documentaires de fiction


Dates :  25, 26 novembre, 2,3, 16, 17 décembre 2021.
Lieu : Ecole urbaine de Lyon.
Matériel nécessaire : ordinateur portable - casque audio.

Intervenants : Jindra Kratochvil, auteur, réalisateur, responsable du pôle audio-visuel de l’école urbaine de Lyon.

Objectifs de l’activité :
- Questionner le statut de l'image à l'ère de l'Anthropocène en explorant le rapport entre la fiction et la non-fiction.
- Écrire et réaliser un court-métrage de docu-fiction, principalement en utilisant et en détournant des images existantes.
- Acquérir des bases ou approfondir les compétences en matière de montage et de post-production audio et vidéo.

Calendrier et déroulé de la formation :
Jeudi 25 novembre
10h - 12h - Accueil - introduction - visionnages
13h - 18h - Recherche d'images, construction de sujet.
Vendredi 26 novembre
10h - 12h - Écriture de scénario et storyboard
13h - 18h - Intervention de Zacharie Gaudrillot-Roy, photographe réalisateur
Jeudi 2 décembre
10h - 18h - Réalisation audio / vidéo
Vendredi 3 décembre
10h - 12h - Montage
13h - 18h - Intervention de Kader Mokaddem, Professeur de philosophie & esthétique à l’Ecole d’Art et de Design de Saint-Etienne (EADSE), responsable du laboratoire images_récits_documents, chercheur associé au Centre Max Weber (à confirmer).
Jeudi 16 décembre
10h - 18h - Montage et post-production
Vendredi 17 décembre
10h - 12h - Finalisation
13h - 18h - Projection et échanges

Scénario de crise


RÉSERVÉ AU ÉTUDIANTS DES MASTERS VEU - GRAINE - RISE - SEIU

Objectifs de l’activité :
Les crises environnementales, les catastrophes d’origines naturelles ou d’origines industrielles ainsi que les menaces majeures (événement sécuritaire, attentat ...) composent aujourd’hui une réalité que les pouvoirs publics comme le citoyen doivent prendre en compte. Du niveau local à l’international, des dispositifs de prévention des risques et de planification de la réponse institutionnelle existent. Tous caractérisés par des interactions entre des acteurs aux métiers et aux compétences très diversifiés.
Afin de questionner vulnérabilité et la dynamique des espaces urbains en contexte de changement global, les étudiants provenant de disciplines différentes (géographie, économie, ingénierie, droit) sont mis en situation d'une crise virtuelle (accident de transport, crise naturelle, etc.), en tant qu'acteur ou observateur. Avec l'accompagnement des enseignants-chercheurs et des professionnels (IRMa, opérationnels de gestion de crise, services d'Etat), ils prennent des décisions qui influent sur le déroulement de la crise et sur son bilan, via trois outils de simulation de crise Exocrisis, iCrisis TM et Cit’in Crise.

Atelier d'écriture immersive


Dates : 6, 7 janvier & 20, 21 janvier 2022 + une date entre le 24 et le 30 janvier pour la restitution de l'atelier à programmer.
Lieu : Ecole urbaine de Lyon
Matériel nécessaire : À préciser

Intervenante :
- Joy Sorman, auteure d’une dizaine de romans parmi lesquels, aux éditions Gallimard, Boys, boys, boys (prix de Flore 2005), Comme une bête (choix Goncourt de la Pologne, prix François Mauriac de l’Académie Française 2012), La peau de l’ours (prix Marguerite Puhl de Mange 2015) et, au Seuil, Sciences de la vie (2017). Elle rejoint les éditions Flammarion avec À la folie. Elle participe au bookclub "À l’école de l’Anthropocène 2021" à l’occasion de cette dernière publication. Discussion à écouter en replay sur : https://ecoleanthropocene.universite-lyon.fr/conversation-avec-joy-sorman-202018.kjsp?RH=1606461074018.

Objectifs de l’activité :
- Engager une réflexion, par la pratique, sur la manière dont la langue et l’écriture participent tant à la fabrique de la connaissance qu’à sa diffusion.
- En connivence avec l’auteure, il s’agira d’expérimenter, de questionner, les écritures d’enquêtes, qu’elles soient fondées sur la recherche documentaire ou sur l’immersion dans un environnement.
- Afin de vous préparer à profiter pleinement de cette expérience, nous vous demandons de lire trois livres de Joy Sorman en amont de l’atelier.

Bibliographie à lire :
. Paris Gare du Nord, L’arbalète, Gallimard, 2011, (81 pages)
Ou
. L’inhabitable, L'arbalète, Gallimard, 2016, (88 pages)
&
Une expérience aux frontières du reportage et du récit, de l'enquête et de la dérive urbaine
. Comme une bête, Folio, 2014 (169 pages)
Comme une bête est l'histoire d'un jeune homme qui aime les vaches au point de devenir boucher.
. À la folie, Flammarion, 2021

Calendrier et déroulé de la formation :
Jeudi 6 janvier 2021
10h - 10h45 : accueil & présentation du déroulé de l’atelier - temps de travail, terrain, format des textes (3000 à 5000 signes).
10h45 - 13h : chacun présente son sujet de recherche en quelques minutes suivi d’un temps de travail autour des lectures avec Joy Sorman, de vos remarques de vos questions…sur L’écriture documentaire et l’écriture d’immersion, les motivation de l’enquête, le choix du terrain…
14h - 17h : terrain, exploration dans le lieu ou les lieux d’immersion sélectionné.s - écriture.
17h 18h : Retour terrain (question, lectures…).

Vendredi 7 janvier
10h - 11h : temps de travail et d’échange autour de la notion de « point de vue » - L’écriture de la parole dans les récits et roman de Joy Sorman
11h 13h : présentation des choix d’écriture de chacun - travail autour des pistes d’écriture selon les immersions choisies.
14h - 16h30 : terrain sur le thème de l’écoute : écrire les sons, les paroles entendues
17h - 18h : retour terrain (question, lectures…)

Jeudi 20 janvier
10h - 13h : lecture et discussion autour des textes écrits par tous ( 3 000 à 5 000 signes) - pistes pour la reprise des textes
14h - 17h : temps de lecture & d’écriture de vos textes - discussion individuelles et collectives

Vendredi 21 janvier

10h - 17 h : travail d’écriture sur les textes avec Joy Sorman et les participants à l’atelier — Conception de la journée de restitution en janvier.

Jeudi 27 janvier : semaine À l’École de l’Anthropocène / atelier de restitution à programmer (format & déroulé).

Atelier maquette augmentée


RÉSERVÉ AU ÉTUDIANTS DU MASTER VEU - GEONUM - MUSE - GAMAGORA.

Objectifs de l’activité :
L’atelier porte sur les potentialités techniques et sociales des maquettes de territoires, comme des instruments technologiques au service de l’intelligibilité des territoires mais aussi comme de véritables « médias ».
Objets physiques, augmentés par des visualisations de données numériques ou modélisation numérique 3D de géovisualisations, les maquettes sont diverses, et touchent des publics variés : experts, citoyens.
L’objectif de l’atelier est la création d'opportunités d'usages participatifs à destination de non-experts, et l’adaptation concrète de la modélisation urbaine à ceux-ci (types de données, type d’interactivité, choix graphiques…).

Espace des attentions, exploration du théâtre de l'invisible


Dates et horaires : 25, 26 janvier et 8 février 2022.
Lieu : Villeurbanne - À l’école de l’Anthropocène
Matériel nécessaire : tenue confortable pour la pratique théâtrale et les explorations

Intervenants :
- François De Gasperi réalise actuellement sa thèse de doctorat au sein de l’Ecole urbaine de Lyon après avoir conduit des études de géographie à l’ENS de Lyon et est Diplomé d’un Master de Stratégies territoriales et urbaines à SciencesPo Paris. Ses recherches actuelles se concentrent sur la thématique du "care" qu'il cherche à transposer en urbanisme. Pour ce faire, il s’intéresse aux notions d’attention, de soin et de réparation d’espaces urbains gérés en commun ainsi qu’aux nouvelles formes de solidarité en ville (réseaux d’entraide, militantisme ordinaire à l’échelle du voisinage). Résolument qualitative, sa recherche prend la forme d’une ethnographie et se propose d’observer les actes concrets et quotidiens de citadins reconnus dans leur capacité d’expertise habitante.
- María Grace Salamanca González, Actrice théâtrale et docteure en philosophie dans le cadre d’une codirection entre l’Université de Lyon et le programme de recherche Acteurs Sociaux de la Flore Médicinale au Mexique partie de l’Institut National d’Anthropologie et Histoire (INAH).
Spécialiste en Épistémologies du Sud. Praticienne des esthétiques décoloniales dans leur forme théâtrale. Membre des comités d’éthique clinique et de la recherche. Maîtresse de conférences en éthique, bioéthique et épistémologie.

Objectifs de l’activité :
Elle vise à questionner la notion d’attention, entendue de façon plurielle. D’abord en réfléchissant à l’attention que nous portons à l’espace, à l’heure de l’anthropocène. A travers une démarche sensible et des exercices corporels (balades exploratoires, atelier théâtre, jeux collectifs), nous chercherons à sentir-penser les dimensions individuelles et collectives des attentions et inattentions que nous portons aux lieux que nous habitons. Nous tenterons de décrire nos attachements à un lieu, et identifierons les traces spatiales de ces attentions et observerons les signes de leur absence.
Nous réfléchirons ensemble à l’espace attentionnel en tant que tel, à la configuration de nos perceptions jusqu’à la structuration sociale des inexistences pensée par Boaventura de Sousa Santos. Nous souhaitons également questionner les divisions entre nous et les autres, entre observer et agir afin de mesurer l’espace qui existe entre attention individuelle et attention conjointe : l’objet de mon attention est-il purement singulier ou peut-il être appréhendé de façon commune ? Un souci particulier sera accordé à la dimension narrative au cours de cet atelier : nous proposerons de construire un récit collectif de nos attentions spatiales, à partir de la compilation de nos témoignages sensibles individuels.
Enfin, un retour théorique et réflexif sera proposé aux étudiant.e.s : nous reviendrons ensemble sur l’intérêt que présente une recherche située et proposerons un questionnement analytique sur les notions d’attention, de d’inattention, et de perception.

Calendrier et déroulé de la formation :

Mardi 25 janvier
9h - 13h : jeu théâtral - marche exploratoire - diagnostic sensible à partir des perceptions individuelles
Mercredi 26 janvier
14h - 18h : marche exploratoire - diagnostic sensible - enquête collective sur les indices de l’attention de l’inattention.
Jeudi 27 janvier
9h - 13h : jeu théâtral et esthétique du care.
Mardi 8 février
9h - 16h - journée de réflexion & retour d’expérience… discussion, restitution collective, paroles étonnement…

Création chthuluscène


Dates et horaires : 14, 15, 16 mars 2022.
Lieu : les journées se passeront en itinérance dans la ville avec des points de chute. Nous nous déplacerons dans des espaces accessibles à pied ou en transports en commun, dans la ville.
Matériel nécessaire : À préciser

Intervenants :
- Scientifique : Jeanne ROBERT, Doctorante en Anthrologie, Laboratoire EVS UMR 5600, Université Lumière Lyon 2
- Artistique : Stéphane BONNARD, Auteur de théâtre, Cie Komplex Kapharnaüm

Objectifs de l’activité :

Le workshop ChthuluScène est une exploration des imaginaires qui nous lient au vivant. C’est une expérience immersive pour raconter autrement le monde que nous vivons. Il est né d’une envie : en réponse aux bouleversements environnementaux, se donner les moyens d’explorer comment penser la vie pour y déployer concrètement d’autres possibles.
A partir de 4 thématiques (l’humain, l’animal, le végétal et l’inerte), nous vous proposons de vous plonger par des expériences, dans un autre rapport au monde, au corps, à votre sensibilité et à tout ce qui nous environne et nous traverse. Pendant 3 jours, nous traverserons la ville, au point du jour ou au coucher du soleil, en pleine jungle urbaine et dans ses friches oubliées, dans ses parcs et ses autoroutes, ses zoos et ses cafés. Nous nous y arrêterons pour ressentir, contempler, tester, interroger... A chaque expérience, son temps pour écrire, dessiner, noter, raconter ce qui s’est passé.

Partager des textes d’auteurs qui proposent des visions et des imaginaires de ces relations au vivant.
Traverser des expériences physiques, sensibles, pour jouer avec les échelles et les catégories (intériorité/extériorité, minimal/gigantesque, très proche/très éloigné, identique, différent).
Etre attentif aux processus.
Écrire/dessiner pour soi, créer pour le groupe une mémoire de l’expérience.

Quelques références qui guident le workshop :
John Dewey, Vilèm Flusser, Donna Harraway, Ursula K. Le Guin. Mais aussi Giuseppe Penone, Ushio Amagatsu, Tim Ingold, Bruno Latour, Patrick Chamoiseau, Wikipédia...

Calendrier et déroulé de la formation :
Lundi 14 mars - 9h-18h30
Thématique : De la rivière intérieure à la ville-béton, le minéral. Horaires : Repas de midi partagé ensemble
Mardi 15 mars - 9h-22h (soirée)
Thématique : Du végétal à l’animal, bouger, sentir, penser. Horaires : Repas de midi partagé ensemble et soirée à prévoir.
Mercredi 16 mars - 6h (aube)-18h30 - Petit-déjeuner et repas de midi partagé ensemble.
Thématique : Bla-bla-bla, l’humain ?

Atelier intensif de création sonore


Dates : semaine du 21 mars 2022.
Lieu : Ecole urbaine de Lyon.
Matériel nécessaire : casques audio et des ordinateurs portables

Intervenants :

- Matthieu ADAM (CNRS, UMR EVS), chargé de recherche.
- Hervé RIVANO (INSA de Lyon, EA CITI), professeur des Universités.
- Marie-Noëlle BATTAGLIA (référente pédagogique et technique), réalisatrice sonore.

Objectifs de l’activité :
Cet atelier intensif d'une semaine propose aux étudiants de s'initier à la création radiophonique et d'engager, par la pratique, une réflexion sur les liens entre création sonore et recherche en sciences sociales. Au cours de l'atelier, les étudiants seront amenés, par groupe, à réaliser une courte création sonore (6 min) qui explorera de manière sensible et créative une dimension de l’urbain anthropocène.
Le sonore devient, en effet, un médium pour faire exister et mettre en scène des espaces, des territoires ou encore des histoires de vie. Par sa dimension immersive et évocatrice, le son dessine d'autres contours à l'urbain en proposant une expérience sensible et intime, qui résonne et se veut complémentaire des approches universitaires et des travaux de recherche en sciences humaines et sociales.
Tout au long de cette semaine d'atelier, les étudiants seront accompagnés, à travers des temps collectifs ou par groupe, dans toutes les étapes de la réalisation sonore : de la définition d'un sujet, à son écriture radiophonique, au tournage puis au montage. Par ailleurs, deux conférences, animées par Marc-Antoine Granier (réalisateur sonore) et Juliette Volcler (chercheuse indépendante, autrice et critique sonore), autour du lien entre espace sonore et urbanités seront proposées.
La semaine se conclura par une restitution publique des créations sonores, puis la réalisation d'une émission radio podcastable en plateau, permettant de diffuser plus largement ces travaux.
Enfin, en amont de l'atelier, une séance d'écoute publique sera organisée lors de la semaine « À l’école de l’anthropocène » en janvier 2022. Les créations réalisées lors de la première édition de l'atelier en mars 2021 y seront présentées.

Calendrier et déroulé de la formation :
Lundi 21 mars 2022
9h 12h : Introduction, prise en charge du matériel, enregistrement et exercices pratiques
14hh 16h : Conférence écoute « Intimité radiophonique et Urbanité sonore » avec Marc-Antoine Granier
16h - 18h : Brainstorming sur les sujets, formation des groupes, premières recherches
Mardi 22 mars 2022
9h 18h : Écriture, recherches et réflexions sur l'écriture radiophonique.
Mercredi 23 mars 2022
9h 12h : Écriture, Enquête de terrain/tournage, Écoute collective de rushs
14h 16h : Enquête de terrain/tournage - Écoute collective de rushs
16h - 18h : Montage
> 18h : Conférence publique « L'espace public sonore en question » Juliette Volcler
Jeudi 24 mars 2022
9h 12h : Formation au montage
14h 18h : Montage
Vendredi 25 mars 2022
9h 18h : Montage
> 18h : Restitution publique - Écoutes sonores des créations et échange avec le public et les participants.

Atelier véhicule autonome


RÉSERVÉ AU ÉTUDIANTS DU MASTER VEU & ENTPE

Objectifs de l'activité : ce cours propose un atelier destiné à amener les étudiants à s’interroger par eux même sur les enjeux liés aux mobilités quotidiennes et à leurs impacts sur les territoires urbains.

Modalités d'inscription

Qui peut s'inscrire ?

Les activités du programme des formations innovantes s'adresse à toutes les étudiantes & tous les étudiants inscrits dans une formation de master dans les établissements du site de l’université de Lyon -Saint-Étienne.

Comment s'inscrire?

Inscription-Informations :
Isabelle Vio — Chargée de mission Médiation
Hôtel 71 — 71 quai Perrache, Lyon 2e
isabelle.vio@universite-lyon.fr

Comment valoriser la participation ?

Concernant l’évaluation pédagogique de telles activités, les mentions de master en partenariat avec l'EUL peuvent affecter des crédits ECTS, que ce soit par la création même de l’offre pédagogique, ou par la réaffectation de crédits existants (UE libre, UE projet…). Ceci est laissé à la discrétion des formations.

Les modalités d'évaluation seront fixées par les responsables de projets de formation et communiquées au moment de l'inscription.

L'EUL propose une plateforme numérique pour valoriser productions et restitutions, de même qu’accompagne la fabrication de portfolios pour les étudiants participants et leur délivre une attestation de suivi en fin d'année scolaire.