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Séminaire de recherche "Approches de l'anthropocène"

Séminaire "Approches de l'anthropocène"

Responsabilité scientifique : Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon

Il s’agit d’un séminaire de recherche qui a pour ambition d’aborder les différents enjeux scientifiques et épistémologiques liés à la mise en système de l’urbanisation du Monde et du changement global. Nous y reprendrons, pour en développer les différents aspects, l’hypothèse qui sous-tend la création de l’Ecole urbaine de Lyon : ce que l’on appelle l’anthropocène constitue pour nous le nom de l’époque contemporaine, caractérisée par la prise de conscience scientifique, culturelle, sociale, politique des effets (eux-mêmes systémiques) de la dite mise en système.

Dans le cadre de ce séminaire de recherche, nous souhaitons donc présenter et discuter les problèmes portant sur les interactions entre la planète et les humains. Ce séminaire est conçu dans la perspective de l’ouverture d’une « science frontière » : les études anthropocènes, dont nous entendons poser quelques jalons. Y seront invités, à raison de 8 séances par an, durant toute la durée du programme de l’Ecole urbaine (jusqu’à la fin de l’année 2025), des scientifiques de toute discipline, issus des sciences de l’environnement, des sciences humaines et sociales, des sciences expérimentales, des sciences de la santé, qui viendront exposer leurs hypothèses et leurs résultats.

Ce séminaire de travail est destiné en priorité aux chercheurs et enseignants-chercheurs, aux doctorants, aux étudiants de master. Il est toutefois, conformément à la politique d’ouverture sociale de l'Ecole Urbaine de Lyon, accessible à toute personne intéressée par cette activité scientifique.

 

Séance 1 :

Le 15 novembre 2018, avec ANNE CHIN : La nature est-elle à un croisement ?
en anglais

Petit auditorium - Musée des Confluences
86 quai Perrache, Lyon 69002
 
Pourquoi est-il important de comprendre et prédire, les interactions croissantes et complexes, entre la biosphère et les humains ? Voilà comment Anne Chin, aborde cette vaste question dans la revue pluridisciplinaire Anthropocene en tant qu’éditrice en chef. Au-delà de son projet éditorial, elle abordera, en tant que géomorphologue, les nouveaux enjeux de l'étude des sous-systèmes terre.

 

Séance 2 :

Le mardi 23 janvier 2019, avec Léa MOSCONIDes récits et des architectes - Ce que fait l’anthropocène au milieu français de l’architecture (1989-2015)

18h-20h

Les Halles du Faubourg
10 Impasse des Chalets, 69007 Lyon

Résumé :
Novembre 1988, la création du GIEC médiatise, institutionnalise, légitimise l’idée d’une « crise environnementale » et se propose d’en prendre la mesure. Les années 1990 et 2000 sont ponctuées d’événements politiques souvent mondiaux, qui participent à faire, de ce que l’on appellera alors le développement durable, une question sociétale majeure. Comment ce récit sur l’écologie pénètre-t-il le milieu de l’architecture ? Quel champ lexical convoque-t-il ? Quels acteurs s’emparent-ils de ce sujet ? Quelles institutions portent ces thèmes et vers quelles directions ? Quelle influence a-t-il sur la production architecturale française ?
L’ambition de cette intervention est de comprendre la généalogie du récit écologiste dans le milieu de l’architecture, des questions réglementaires et énergétiques des années 1990 au changement de paradigme qui s’opère à la fin des années 2000, notamment avec l’émergence de la thèse de l’anthropocène.

Léa MOSCONI est architecte HMONP, enseignante et chercheuse. Dans ces trois activités, elle tente de questionner ce que font les changements climatiques à la manière dont on appréhende, habite et conçoit l’architecture. Elle a fondé l’Atelier Bony-Mosconi avec Henri Bony en 2015 au sein duquel elle développe principalement un travail de commissariat d’exposition. Léa Mosconi est Maitresse de Conférences associée à l’ENSA Paris Val de Seine et enseigne l’Histoire et le Culture Architecturale à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle est chercheuse au laboratoire ACS et a soutenu en octobre 2018 une thèse intitulée « Emergence du récit écologiste dans le milieu de l’architecture. 1989-2015 : de la réglementation à la thèse de l’anthropocène ». Depuis 2017, elle est vice-présidente de la Maison de l’architecture en Ile-de-France en charge des relations avec les écoles, les étudiants et la recherche.