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Cours publics

L’Ecole urbaine de Lyon lance son activité de cours publics consacrés aux questions urbaines anthrophocènes. Cette activité est conçue sur le modèle des cours du Collège de France. Il s’agira donc de proposer à des chercheurs de l’université de Lyon, de toute origine disciplinaire, de présenter les résultats de leurs travaux de recherche, dans une perspective de remise au cœur de la société des savoirs scientifiques.
Deux cours seront lancés en janvier, d’autres suivront en septembre 2019.
 

QU'EST-CE QUE L’ANTHROPOCÈNE ? – COURS PUBLIC / LEÇON INAUGURALE

Michel Lussault, géographe, directeur de l’Ecole Urbaine de Lyon
Jeudi 24 janvier, 12h-13h, Halles du Faubourg

Le terme Anthropocène s’impose et se diffuse de plus en plus tant auprès des scientifiques que du grand public. Dans un cas comme dans l’autre, il suscite de nombreux débats et discussions, ce qui est un indice de sa puissance. Celle-ci est due à ce qu’il recouvre : l’idée d’une bifurcation dans l’histoire de l’humanisation de la planète et une bifurcation qui menace possiblement l’habitabilité de la terre. C’est la raison pour laquelle il a été placé au cœur du projet scientifique et pédagogique de l’Ecole urbaine de Lyon. Pour cette première année, ce cours de 6 séances d’1h30, qui se prolongera les années universitaires suivantes, posera les cadres d’une possible théorie critique de l’anthropocène. Il s’agira donc de présenter les différentes approches possibles de l’anthropocène mais aussi les contestations existantes de la pertinence de ce mot. Cette leçon inaugurale rappellera l’origine de l’émergence du terme et présentera les principaux enjeux de connaissances qui en découlent.

LA DÉMOCRATIE AU TEMPS DU CAPITALOCÈNE : DE L’ÈRE DE TAIRE À L’ÂGE DE FAIRE –  COURS PUBLIC/LEÇON INAUGURALE

Guillaume Faburel, Professeur Université Lumière Lyon 2, UMR Triangle
Lundi 28 janvier, 16h-18h30, Halles du Faubourg

Nos démocraties techniques et libérales, représentatives et délégatives, ont une responsabilité première dans les crises écologiques et leurs conséquences sociales comme spatiales, locales comme globales. Elles ont permis l’exploitation productiviste de la terre et l’urbanisation généralisée du monde. Elles font dès lors ce jour l’objet d’interrogations et contestations croissantes. Quelles sont, en réaction, les pratiques émergentes et les imaginaires instituant du politique ? Quelles voix s’expriment et quelles voies se dessinent, entre organisations hiérarchiques et puissance d’agir, quête d’autorité et besoin d’autonomie, grands centres urbains et périphéries désaffiliées ? Il s’agira ici de mettre en lumière puis en discussion les portée et cohérence à la fois conceptuelles et pratiques d’expériences démocratiques de résistance au capitalocène urbain, singulièrement par la criticité socio-écologique de nouvelles politicités périphériques.

Séance 1 (28 janvier 2019) : Des subjectivations néolibérales urbaines à la désaffiliation du politique : qui sont les nouveaux rebelles ?
Séance 2 (juin 2019) : La repolitisation des corps : souci de soi, possibilité de vie, nécessité d’autonomie
Séance 3 (septembre 2019) : Se réinscrire dans le vivant : les formes-de-vie d’un imaginaire communaliste du politique
Séance 4 (janvier 2020) : Du capitalisme infrastructurel de l’urbain à l’écologisme permaculturel du post-urbain : habiter, coopérer, autogérer