Cours publics

Cours public 2022 - ADAPTATIONS ARCHITECTURALES THROUGH UN VIDE ANTHROPOCÈNE. LE CAS CHINOIS COMME POINT DE DÉPART EMPIRIQUE

Du 27 janvier 2022 au 7 avril 2022

Par Jérémy Cheval, architecte et chercheur, responsable du pôle Formation à l'Ecole urbaine de Lyon, rédacteur en chef de Radio Anthropocène.
Vidéos des 2 séances du cours 2022.
© Mélania Avanzato
© Mélania Avanzato

Comment imaginer demain, si le monde que l’on construit peut nous détruire ? L’architecture subit et participe, avec une intensité inégale, aux phénomènes de l’Anthropocène. Comment les constructions existantes, perpétuellement confrontées à des notions de confort, d’usage, de savoir-faire, de temps et de climat, évoluent-elles avec ces nouvelles contraintes ? La réflexion de ce cours prendra appui sur l'exemple chinois et son interprétation de la notion de vide constitutif. Retrouvez les vidéos du cours de Jérémy Cheval, architecte, chercheur et responsable du pôle formation à l'Ecole urbaine de Lyon.

Présentation du cours :

Comment imaginer demain, si le monde que l’on construit peut nous détruire ? L’architecture subit et participe avec une intensité inégale, aux phénomènes de l’Anthropocène. Elle évolue de manière plus ou moins rapide avec le contexte social, spatial, économique et politique de par le monde. Et même si nous sommes encore loin de la cité anthropocène et que peu d’exemples montrent une évolution de l’approche architecturale, il est nécessaire d’interroger l’émergence de processus d’adaptation dans l’anthropocène. Comment, les constructions existantes, perpétuellement confrontées à des notions de confort, d’usage, de savoir-faire, de temps et de climat, évoluent-elles avec ces nouvelles contraintes, plus ou moins invisibles à l’oeil nu ?

Afin d’étayer ces réflexions, je prendrai le cas chinois comme point de départ empirique. Ainsi, je partirai de l’interprétation contemporaine et pragmatique de la notion chinoise de vide constitutif, pour réfléchir à une architecture, des fondations aux toitures, produite par l’ensemble de ses usagers, qui s’adapte through* un vide anthropocène. A travers ce cours public, je propose de démontrer que nous sommes tous des fabricants d’espaces traversés par des quotidiens perturbés. Et que tous, nous fabriquons des alternatives anthropocènes car nous composons avec un vide, qui n’existe que du fait de notre vue défaillante incapable de percevoir le contenu du vide : microparticules, odeurs, températures, sons, acteurs, désirs, projets, mouvements, liens, …

*Le mot « Through » est proposé en anglais car il signifie à la fois : « à travers », « dans », « à cause de » et « grâce à ».

- Biographie de Jérémy Cheval

- Revoir le cours public 2021 de Jérémy Cheval : L’élan urbain chinois et l’Anthropocène.


Vidéos des séances 2022

Vidéo de la première séance 2022 :




Vidéo de la 2ème séance 2022 : Evolution du patrimoine habité.
Cette deuxième séance aborde l’importance du vide dans les projets de lilong considérés comme « patrimoine » à Shanghai. L’anthropocène, qui bouleverse notre relation aux générations futures, bouscule la justification des choix patrimoniaux en milieu urbain, notamment pour les entités urbaines comprenant des logements. Ainsi pour comprendre l’adaptation architecturale avec l’anthropocène en Chine, il est important d’interroger l’évolution du concept de patrimoine à Shanghai. Pour ce faire cette séance partira des projets « modèles » tels que Xintiandi, Cité Bourgogne, Tianzifang, Jianyeli et ira vers d’autres exemples entre 2003 et 2017.