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Cours public 2021 - HISTOIRE DES REPRÉSENTATIONS DES ESPACES-MONDES URBAINS / APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE, par Kader Mokaddem

Calendrier des séances :
Séance 1 : 30 janvier 2021, 16h30 /APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 1
Séance 2 : 18 mars 2021, 11h /APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 2
Séance 3 : 8 avril 2021, 11h / APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 3
Séance 4 : 29 avril 2021, 9h30 / APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 4
Séance 5 : 6 mai 2021, 11h / APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 5
Séance 6 : 21 mai 2021, 9h30 / APPAREIL DE CAPTURE DU SENSIBLE 6

Voir la séance 1 (30 janvier 2021) : 



Voir la séance 2 (18 mars 2021) :



Voir la séance 3 (8 avril - 11h) :




Présentation du cours :

HISTOIRE DES REPRÉSENTATIONS DES ESPACES-MONDES URBAINS
La fiction comme appareil et dispositif de la représentation

Nous portons notre attention sur les systèmes de représentations des images-mondes.
La situation n’a pas permis d’engager totalement cette démarche initiée l’an passé.
Nous voulions réfléchir la structuration des perceptions sensibles des mondes et plus particulièrement des espaces urbains.

L’imaginaire urbain est structuré, construit, architecturé.
Nous conservons toujours cette ligne directrice : comprendre comment nos représentations de la ville sont construction d’une manière d’être et d’occuper le monde. Cette ligne directrice n’engage pas simplement l’interprétation des systèmes de représentation des villes-monde, elle engage un travail sur leurs modes de production : imagénéisation, idéologisation, etc.
Ces termes, il faudra en reprendre le sens.

La situation actuelle doit également être intégrée à cette réflexion.
La prétendue surprise à l’égard du confinement, les nouvelles pratiques de relation aux autres dans l’espace urbain (distanciation, périodisation des sorties, etc.) sont des indices d’un changement de registre dans les régimes de perception des sensibles urbains.

Nous partons donc de ce constat apparemment évident : les modes d’être et d’exister dans la ville sont construits sur des imaginaires de ville.
C’est ce que nous avions esquissé l’an dernier au regard de la représentation picturale et c’est ce qu’il faut reprendre à nouveau.
La multiplication des images de la ville oblige à en penser la situation imaginaire : la crise sanitaire et ses prolongations dans le champ du politique s’articulent à une perception sensible imaginaire de la ville.

En somme, et c’est ce que nous avions commencé à ébaucher, la perception sensible des espaces urbains (des villes-mondes) s’institue dans un système par un recours à la fiction. Il faut s’entendre sur ce mot. Nous débarrasser des caractères trop marqués qui, depuis quelques années, confondent la fiction avec ses modalités : récit, narration, description… Les espaces mondes instituent des formes particulières de fiction et de distribution de la fiction. Les formes esthétiques sont un des cadres privilégiés de fictions représentatives de la ville. La ville apparaît comme un appareil particulier d’organisation des perceptions sensibles.

Gilles Deleuze et Félix Guattari (reprenant à leur compte certaines de Karl August Wittfogel sur le « despotisme oriental » et de Lewis Mumford sur la ville comme « méga machine ») ont fait de la ville un système particulier : appareil de capture et de distribution des flux.

Nous inscrivons notre travail dans cette compréhension de la ville comme appareil mais en insistant sur la notion d’appareil de capture, de distribution et d’agencement des perceptions. Les espaces urbains se construisent ainsi de manière spécifiques articulant différents dispositifs dont l’un concerne les perceptions, leurs représentations, leurs agencements et leurs articulations.

Le cours vise donc à poser cette notion d’appareil de capture des perceptions et de leur articulation en formes représentatives. C’est ainsi déjà qu’il nous faudra comprendre la notion de fiction comme dispositif de distribution des perceptions et des imaginaires de la ville-monde.

Biographie de Kader Mokaddem