A l’Ecole de l’Anthropocène 24 janvier

 9h00 – 12h00 :

QUELLE PLACE POUR LES ÉTUDIANT·E·S DANS LA CONSTRUCTION DES FORMATIONS ET DES PROFESSIONNALITÉS DE L’URBAIN ? (jour 1/2)

Atelier

Thèmes : Ville / Questions urbaines / Mobilités
 
Les étudiant·e·s en études urbaines ont conscience que les métiers de l’urbain connaissent de profondes transformations, au regard des crises économiques, sociales et environnementales qui marquent notre temps. Nos manières d’agir sur et dans les territoires urbains, mais également nos façons de les penser, évoluent en conséquence. Dans le bouillonnement de ces évolutions, il n’est pas toujours aisé pour les étudiant·e·s de se repérer et de se projeter dans leur horizon professionnel : quels sont les métiers auxquels ils peuvent prétendre ? Quelles compétences et aptitudes sont attendues ? Comment valoriser son parcours universitaire ? Comment mettre à profit, à la fois dans sa formation et son métier, ses expériences personnelles et ses engagements extra-universitaires ?
De concert avec l’émergence de « nouvelles professionnalités », les formations universitaires tendent à se recomposer vers davantage de pluridisciplinarité, de transversalité des compétences et d’inventivité. Ces formations se construisent surtout par les apports continus des professionnels et enseignants. Pourtant, que l’on parle des formations en transformation ou des nouvelles professionnalités, les étudiant·e·s semblent y jouer un rôle mineur, alors qu’ils participent aux cours dispensés et sont les praticiens de demain. Ne faudrait-il pas demander aux étudiant·e·s, leur donnera l’opportunité de pouvoir échanger, à partir de leurs doutes et attentes, avec différents acteurs de la ville et des territoires sur leurs professions mais également de pouvoir exposer leurs propres visions et envies sur les métiers de demain.


COURS PUBLIC DE L'ECOLE URBAINE DE LYON 

L’Ecole urbaine de Lyon lance, à l’occasion de cette semaine, son activité de cours publics consacrés aux questions urbaines et anthropocènes. Cette activité est conçue sur le modèle des cours du Collège de France. Il s’agira donc de proposer à des chercheurs de l’université de Lyon, de toute origine disciplinaire, de présenter à tous ceux qui souhaitent suivre ces séances (librement, sans condition de diplômes et sans évaluation finale), les résultats de leurs travaux de recherche, dans une perspective de remise au cœur de la société des savoirs scientifiques. Deux cours seront lancés en janvier et se poursuivront ensuite, d’autres suivront en septembre 2019.

12h00 – 13h00 : QU'EST-CE QUE L’ANTHROPOCÈNE ? – LEÇON INAUGURALE

Thèmes : Mondialisation, Urbanisation, Changement global. Système-terre.

Intervenant : Michel Lussault, géographe, directeur de l’Ecole Urbaine de Lyon

Le terme Anthropocène s’impose et se diffuse de plus en plus tant auprès des scientifiques que du grand public. Dans un cas comme dans l’autre, il suscite de nombreux débats et discussions, ce qui est un indice de sa puissance. Celle-ci est due à ce qu’il recouvre : l’idée d’une bifurcation dans l’histoire de l’humanisation de la planète et une bifurcation qui menace possiblement l’habitabilité de la terre. C’est la raison pour laquelle il a été placé au cœur du projet scientifique et pédagogique de l’Ecole urbaine de Lyon, avec notamment un cycle de cours publics qui lui est entièrement consacré, assuré par Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon. Pour cette première année, ce cours de 6 séances d’1h30, qui se prolongera les années universitaires suivantes, posera les cadres d’une possible théorie critique de l’anthropocène. Il s’agira donc de présenter les différentes approches possibles de l’anthropocène mais aussi les contestations existantes de la pertinence de ce mot. Cette leçon inaugurale rappellera l’origine de l’émergence du terme et présentera les principaux enjeux de connaissances qui en découlent.

Les six dates du cours public de Michel Lussault en 2019 :  
1. Leçon inaugurale. Planète, Terre, Monde : le global entre en scène. (jeudi 24 janvier, 12 heures)
2. La rupture des années 1950 ou la « grande accélération ». (Jeudi 14 février, 12h30)
3. Pourquoi faut-il admettre la nouveauté de l’anthropocène ? L’apparition de la pensée du système-terre. (jeudi 28 février, 12h30)
4. Le système-terre, un état des lieux 1. (Jeudi 7 mars, 12h30)
5. Le système-terre, un état des lieux 2 : le rôle et la place de l’urbanisation. (Jeudi 14 mars, 12h30)
6. Quelle trajectoire pour le système planétaire ? (Jeudi 11 avril, 12h30)

 

 

19h00 – 19h30 :

SEREZ-VOUS DES NOTRES ?

Lecture

Thèmes : Ecologie / Nature / Biodiversité / Animaux / Climat + Arts / Littérature / Cinéma

Intervenant :

Emmanuelle Pagano, romancière.

Cette magnifique enquête romanesque sur le paysage des eaux raconte une amitié hors norme entre deux hommes issus de milieux sociaux opposés, mais riverains. À l’origine, seul un grand étang les sépare et les lie. Dans cette région, tous les liens sociaux dépendent de ces retenues d’eau, les étangs, qui mouillent tout le paysage. Serez-vous des nôtres ? est la troisième partie, après Ligne & Fils et Saufs Riverains, d’une « Trilogie des rives » interrogeant la relation de l’eau et de l’homme, la violence des flux et celle des rives qui les contraignent.

 

19h30 – 20h30 :

« LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : CARACTÉRISTIQUES, PERSPECTIVES ET POSSIBILITÉS D’ADAPTATION » - GRAND ENTRETIEN AVEC HERVÉ LE TREUT

Débat / Conférence

Thèmes : Ecologie / Nature / Biodiversité / Animaux / Climat

Intervenant :

-Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace

Animateur :

-Michel Lussault, géographe, directeur de l’Ecole Urbaine de Lyon

Le réchauffement climatique est désormais bien avéré et l’influence humaine incontestable. Il ne s’agit plus de penser que nous aurions à l’affronter dans quelques décennies puisque nous sommes déjà confrontés à certains de ses effets. Avec Hervé Le Treut, climatologue, Professeur à l’ENS de Paris, directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace, membre du GIEC, nous tenterons de cerner les principaux caractères de ce changement majeur et de dégager des pistes de réflexion : que pouvons-nous, que devons-nous faire pour réussir les adaptations indispensables.


20h30 – 22h00 :

NOT OK : ENQUÊTE SUR LA DISPARITION D’UN GLACIER ISLANDAIS

Table ronde et projection

Thèmes : Ecologie / Nature / Biodiversité / Animaux / Climat

Intervenant·e·s :

-Dominic Boyer, anthropologue, directeur du Center for Energy and Environmental Research in the Human Sciences (RICE University, Houston, Texas, Etats-Unis)
-Cymene Howe, anthropologue (RICE University, Houston, Texas, Etats-Unis)
-Sylvain Coutterand, glaciologue


Animatrice :

-Aude Massiot, journaliste à Libération

L’Islande est un pays réputé pour la beauté de ses glaciers, dont le nombre s’élève à plus de 400. Pourtant, il perd aujourd’hui 11 milliards de tonnes de glace chaque année à cause du réchauffement climatique. D’ici 2170, les experts estiment que tous les glaciers d’Islande devraient avoir disparu.
Ce futur est déjà là. En 2014, des scientifiques islandais ont annoncé que le premier grand glacier du pays, Okjökull (également connu sous le nom de « Ok »), avait disparu. En 2017, les anthropologues Cymene Howe et Dominique Boyer se sont associés au réalisateur islandais Ragnar Hansson pour concevoir un documentaire sur ce que la perte de leur premier glacier signifiait pour les Islandais, et ce qu’elle devrait signifier pour nous. Le résultat en est ce film, Not Ok, qui expose aussi bien des interviews avec des politiciens islandais, des scientifiques et des artistes que l’opinion de simples citoyens ou de fermiers qui ont été les voisins de la montagne « Ok » pendant des générations.